Le problème de transparence dans l’administration

Publifin, Kazakhgate, Samu social, Gial… les citoyens sont affligés de voir les dossiers d’abus de biens sociaux, de clientélisme et de mauvaise gestion se succéder. On aurait tort de penser que la révélation successive de ces affaires est un simple hasard de calendrier, mais on ne peut pas croire non plus que tous les escrocs se sont donné le mot pour devenir politicien. Il y a quelque chose qui cloche dans le monde politique, et il faut trouver la solution.

Si les pouvoirs publics faisaient simplement preuve de transparence, une grande partie de ces scandales pourrait être évitée. Peu de politiciens continueraient à s’octroyer des faveurs s’il suffisait aux journalistes et aux citoyens de consulter un site internet pour constater les faits. C’est pourquoi il faut rassembler au moins les informations suivantes sur une plateforme unique dédiée à la transparence :

  • Les mandats publics dans l’administration et dans les asbl qui en dépendent, ainsi que leurs rémunérations et tous les avantages liés (ce point a déjà fait l’objet d’un accord au gouvernement wallon),
  • La composition des cabinets des ministres, bourgmestres, échevins, gouverneurs, députés permanents et députés,
  • Les subsides octroyés par les pouvoirs publics à des associations, ainsi que la motivation de la décision,
  • Les agendas publics des ministres, bourgmestres, échevins, gouverneurs, députés permanents,
  • Pour chaque loi ou décret, une « empreinte législative », c’est-à-dire la liste de tous les représentants d’intérêts (tels que les lobbyistes, syndicats, représentants d’entreprises) qui ont été consultés et ont eu un rôle important durant la préparation du texte,
  • Les budgets et comptes détaillés de tous les organismes publics.

Afin de poser un geste fort, il faut également assortir de sanctions la non divulgation de ces informations.

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